LE PATRIMOINE ARBORE COMMUNAL (article en cours)

   LES ZONES HUMIDES (article en cours)

   LE SIARJA (article en cours)

   LA FORÊT REGIONALE D'ETRECHY

D’une superficie de plus de 100 ha, occupe un coteau allongé d’est en ouest. Les randonneurs, les vététistes, les joggeurs et les cavaliers s’adonnent aux joies de la promenade dans sa partie dite des Bois du Roussay.

Les familles se donnent rendez-vous aux beaux jours pour pique-niquer à la Butte Saint-Martin et au Bois Ferrand, où se situe l’ancienne carrière de sable. La diversité de paysages, de la flore et de la faune ainsi que la présence de blocs de grès et d’une grande pelouse calcicole présentent un attrait particulier pour tous les amoureux de la nature. Son aménagement et sa gestio sont assuré par l'Agence des Espaces Verts de la Région Île-de-France (AEV) en concertation avec la ville d’Etréchy.

Pour mieux comprendre les objectifs de l’Aménagement forestier du massif, programmé pour les 19 années à venir, téléchargez le compte-rendu du Comité d’usagers qui a eu lieu à Etréchy (Espace Jean Monnet), le 23 mars 2018 :  Site AEV Etréchy

Parcours en forêt d'Etréchy.pdf   -   Inventaire naturalistes de la forêt d'Etréchy.pdf   -    Comité des usagers.pdf


La circulation des véhicules à moteur, en dehors des voies ouvertes à la circulation publique (routes nationales, départementales, communales et les chemins ruraux) dégrade les milieux naturels. Elle est source de dangers et de nuisances. Pour ces raisons, elle est soumise à une réglementation très stricte dans les espaces naturels.

 

   En forêt, la pratique des sports motorisés est interdite sur l’ensemble des routes présentant une signalisation matérialisée par un panneau d’interdiction ou une barrière (même ouverte). Cela concerne tous les engins terrestres à moteur, du véhicule de tourisme à la moto en passant par le 4x4 ou encore le quad.
Les seuls véhicules à moteur autorisés à circuler en forêt sont les véhicules utilisés :

- pour les services publics de secours (pompiers, police) ;

- à des ­fins professionnelles liées à la protection, à l’aménagement et l’entretien des massifs (ex : tracteurs, véhicules de service ONF ou AEV, bûcherons, entreprises de nettoyage...) ;

- et, ponctuellement, par les partenaires de l’AEV dans le cadre de conventions : par exemple dans le cadre d’évènements sportifs requérant un accès pour le dépôt de matériel.
Un délit qui peut coûter gros : les contrevenants s’exposent à des amendes de 1 500€ (Article R.331-3 du Code Forestier et Article R.362-1 du Code de l’Environnement).

Selon les cas, le véhicule peut être saisi. Lorsque le délit est assorti d’un défaut d’assurance, de permis de conduire ou d’immatriculation, les détenteurs du véhicule font l’objet d’un transfert immédiat au commissariat de secteur. En plus de l’amende, le juge peut prononcer une peine d’immobilisation du véhicule pour 6 mois, de confiscation du véhicule, ou de suspension du permis de conduire pendant 1 an. Enfin, le fait de ne pas s’arrêter aux injonctions des inspecteurs de l’environnement de l’ONCFS est maintenant constitutif d’un délit de 6 mois d’emprisonnement et de 15 000€ d’amende.


Petite ville à la campagne nichée au cœur de la vallée de la Juine, Etréchy est située à 42 km de Paris. Elle est traversée et desservie par la RN 20.
Etréchy comporte de nombreux et très intéressants vestiges de l'occupation de son site par l'homme. Suivez le guide
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L'Eglise Saint-Etienne
     
L'église Saint-Etienne telle qu'on la voit, fut érigée à la fin du XIIe et au début XIIIe siècle. Sa crypte date de 910. En fait, cette crypte n’en est pas une, il s’agirait d’une première église d’époque pré-romane. A l’époque, le niveau du sol était beaucoup plus bas. C’est au cours du XIIe siècle que le sol à l’extérieur a été comblé pour lui donner son niveau actuel en créant une terrasse sur laquelle a été construite l’église actuelle, de style gothique cette fois. C'était un prieuré qui dépendait de l'abbaye bénédictine de Morigny, puis abandonnée par les moines elle devint l'église paroissiale de d'Etréchy. L'église Saint-Etienne est remarquable par son unité de style. Elle présente un plan cruciforme avec une nef flanquée de bas côtés qui s'achèvent par des absidioles, un chœur à chevet plat et un transept dont la croisée est surmontée d'une tour coiffée d'un toit en pavillon. Le clocher carré est situé à la croisée du transept. L'intérieur de l'église renferme des chapiteaux ornés de crochets et sculptés de motifs végétaux qui témoignent du premier style gothique du XIIIe siècle. On peut remarquer la dalle funéraire de Louise Charpentier datée de 1625 et admirer les fonts baptismaux en marbre du XVIIIe siècle, ainsi que le confessionnal Louis XV en bois sculpté. La chaire et son abat sont installés en 1627, ils ont été démontés et sont visibles dans le bas côté nord. Après plusieurs phases de travaux, l'extérieur du bâtiment a été entièrement refait à neuf : réouverture des portes latérales, réfection des toitures, du clocher et des vitraux très colorés de la fin du XIXe siècle qui illuminent le chœur de cette église.

Le Calvaire de la Butte St Martin

Une habitante d'Etréchy, Geneviève Barrez-Camax, très inquiète pour son mari mobilisé fit le vœu en 1940 de faire construire un calvaire sur la Butte St Martin en témoignage de reconnaissance si son mari et les membres de sa famille revenaient indemnes de la guerre. Toute sa famille étant revenue saine et sauve elle fit ainsi ériger le calvaire qui sera inauguré le 26 septembre 1947 par le Père André REGNAULT en présence d'un évêque et de nombreux Strépiniacois. Cette croix d'une hauteur de 8m et d'une largeur de 4m a été restaurée en 2016 par l’Agence des Espaces Verts de la Région d’Île-de-France (AEV), aménageur et gestionnaire de la forêt d’Etréchy. Des parkings, un chemin d'accès ainsi qu'une clairière ont été aménagés pour la mise en valeur du monument. La Grotte : le père André Régnault, curé d'Étréchy, fait aménager et consacre cette grotte en 1949 « en reconnaissance à la Vierge Ste Bernadette, protectrice de la ville » suite aux bombardements des alliés qui touchèrent gravement Etampes mais épargnèrent entièrement Etréchy. Restaurée à plusieurs reprises, ce monument a été valorisé par une mise en lumière.

La Ferme du Vintué
La Ferme du Vintué, consacrait son activité à la culture de plantes médicinales (valériane, camomille, verveine, mauve, datura...) et où les récoltes et le séchage nécessitaient une grande main d'œuvre.

La Ferme du Roussay

La ferme du Roussay est bâtie sur l'emplacement d'un château féodal, dont il reste des pans de murs, des douves, d'anciens bâtiments du XIIIe et XIV
e siècles et des fossés de 6 à 8m de largeur et profonds de 8 à 10m. Sa construction est attribuée, sans preuves, aux Templiers, peut-être en raison de la commanderie de Saint-Jean-de-Jérusalem qui s'élevait non loin à Chauffour, et dont il ne reste qu'une cave voûtée. Reconstruit au XVe siècle, le château du Roussay Il reste une jolie porte du XVe siècle (inscrite à l'inventaire des Monuments historiques), toute encadrée de verdure, et un logis de la même époque.

La Ferme du Coudray

La Ferme du Touchet

Cette ferme était à l'origine un bien d'église, construite en 1290 par les Hospitaliers. Il subsiste encore de nos jours un très beau portail qui figure depuis le 6 avril 1936 à l'inventaire des Monuments Historiques classés. De plus, la ferme du Touchet possède une magnifique cave voûtée d'ogives à 2 étages.

Le Hameau de Vaucelas

Nous disposons de peu de renseignements antérieurs à 1479, date à laquelle la Seigneurie de Vaucelas passe aux Cochefillet. C'est un ancien manoir avec sa tour de guet à mâchicoulis du XVIe siècle. La tradition orale veut que la fille de Sully soit née dans cette ferme et que Napoléon III, y venait de tant à autre pour y rencontrer l'une de ses maîtresses.

Le Moulin de Pierre Brou, sur la Juine

Depuis le XVIIe siècle, il existe un moulin à Pierre-Brou, nom explicite qui signifie ' la pierre qui broie '. Le bâtiment actuel ressemble aux moulins de Vaux et de Bouray. Sa taille a été réduite de moitié lors d'un incendie survenu en 1931. Il s'agit du dernier moulin de la Juine encore en activité. Jusque dans les années 1960, le moulin utilisait l'énergie hydraulique. Aujourd'hui, les cylindres métalliques ont remplacé les meules en pierre et l'électricité s'est substituée à la force de l'eau.

Le moulin de Vaux

Le lavoir communal

Difficile de laver le linge quand il n'y a pas l'eau courante ! Inauguré en 1814, le lavoir est construit à l'emplacement de l'ancienne chapelle des Corps-Saint, à l'angle de la rue du Moulin à vent et de la rue des lavandières. Cette fondation royale avait été érigée à la suite d'un miracle, près de la maladrerie Saint-Nicolas, au bord d'un petit ruisseau se jetant dans la Juine. Les maté
riaux de la chapelle, démolie en 1791, ont été récupérés pour bâtir le lavoir au frais de la commune. Jouxtant le bassin extérieur, un autre bassin abrité d'un impluvium (système de toiture pour le captage des eaux de pluie) permet aux lavandières de s'abriter. Le lavoir a fait l'objet d'une restauration en 1984.

Le kiosque

Témoignage du développement des loisirs dans la société bourgeoise du XIXème siècle, le kiosque à musique est aussi contemporain de la naissance des sociétés musicales. Construit en 1912 sur la place de l'Eglise, il resta pendant 26 ans inachevé puisque non couvert. Ce n'est qu'en 1938 qu'il recevra sa toiture ce qui ne l'empêchait pas de servir pendant certaines manifestations de la Fanfare. Malheureusement, victime des intempéries (en raison peut-être du délai entre construction et son achèvement), il dût être démoli le 11 octobre 1963. Il a été reconstruit en 1998 avec ses ferrures d'origine, ces dernières ayant pu être conservées.

Le Corps de garde

En 1819, la commune dû construire un petit appentis dans un des piliers de l'église côté nord pour y abriter la pompe à incendie. En 1850, en raison de l'agrandissement du périmètre d'action des pompiers et de l'obligation d'achat d'une nouvelle pompe, le conseil municipal décide de la construction d'un corps de garde et d'un corps de remise pour y loger les pompes au nombre de deux. En 2002, Etréchy s'est vue décernée le prix des ''Rubans du Patrimoine'' pour la restauration de son ancien Corps de Garde.

Les vignes d'Etréchy

La vigne est présente en Ile-de-France depuis l'époque romaine. Dès le XIe siècle, l'installation à Etréchy de moines bénédictins, puis de cisterciens, au XIIe siècle, va entraîner le développement de la viticulture sur les coteaux. Vers 1280, on estime à environ 120 hectares la surface occupée par ces vignes pour une production annuelle d'environ 150000 litres issus des cépages : Fromentel le meilleur vin blanc à l'époque, et le Morillon, pour le vin rouge s'apparentant au Pinot Noir. De nombreux coups seront portés au vignoble Strépiniacois : guerres royales, interdiction des ventes de vins d'Ile-de-France au profit de ceux de Bourgogne et du Bordelais, le phylloxéra...
Vers 1900, il y a encore une dizaine d'hectares de vignes. Ce chiffre passera à 6 hectares en 1907 pour arriver en 1919 à ½ hectare, réparti en une vingtaine de propriétaires, ceci jusqu'en 1960, date où les statistiques ont cessé d'exister. En 1961, la dernière déclaration de récolte est de 2000 litres. En 2004, le patrimoine viticole d'Etréchy est réhabilité grâce à la mise à disposition par la municipalité de la dernière vigne située à la Croix Boissée à l'association la Confrérie St-Vincent. Chaque fin septembre, une soixantaine de vignerons amateurs procèdent aux vendanges annuelles ''de la Vigne à Legrain''.

 

Les premières traces d'une occupation humaine permanente et structurée sur la commune remontent au IVe siècle de notre ère avec l'établissement d'un petit relais routier gallo-romain au pied de la Butte-Saint-Martin. La première mention officielle de l'existence d'un habitat remonte à la fin du Xe siècle.

Le village qui porte le nom de Stripiniacum, qui signifie en bas-latin lieu défriché, comporte alors une petite église primitive dont les vestiges, de style pré-roman affirmé, sont encore visibles sous le chœur de l'église actuelle.

L'installation sur la commune, vers 1025, de moines bénédictins venus de l'abbaye de Saint-Germain-de-Fly, va entrainer un développement économique important basé essentiellement sur la culture de la vigne qui va s'étendre sur les coteaux sud de la vallée. Bien que le siège de l'ordre soit transféré en 1095 sur le site proche de Morigny-Champigny, Etréchy reste cependant un prieuré puissant dépendant de la nouvelle abbaye. Cette richesse se manifeste à la fin du XIIe siècle par les travaux de construction d'une nouvelle église, établie sur une imposante terrasse artificielle. Les travaux se poursuivront jusqu'à la fin du XIIIe siècle. Bâtie sur un plan cruciforme, la nouvelle église, dédiée à Saint-Etienne, comprend nef et bas-côtés avec chœur à chevet plat, chapelles latérales et clocher carré à la croisée du chœur et de la nef. Cette église est à la fois prieurale et paroissiale, le prieur de la communauté monastique jouant également celui de curé du village.

A trois siècles de tranquillité et de prospérité économique succèdent la guerre de Cent Ans puis celle entre Armagnacs et Bourguignons avec leurs cortèges d'invasions, de viols, de pillages et de destructions. La région souffrira tout particulièrement de cet état de guerre entre 1358 et 1370. Etréchy sera même le lieu en juillet 1359 de durs combats entre une compagnie de mercenaires, travaillant pour le compte des anglais, et des troupes royales venues de Paris. Ce ne sera qu'à la fin du XVe siècle, le calme revenu, que l'activité rurale reprend son essor et le commerce des vins et des céréales se rétablit en direction de la capitale, débouché principal du commerce des produits locaux. Etréchy est alors entourée, dans doute au début du XVe siècle, d'un mur d'enceinte doublé d'un fossé. Il ne faut sans doute pas comparer cette enceinte avec celles qui entouraient les principaux centres urbains. A Etréchy, il s'agissait sans doute, comme dans certaines communautés de même importance, d'un mur de clôture dépourvu de tours, haut de 5 à 6m et bordé d'un étroit chemin de ronde en bois. Cette clôture était à même de dissuader de petits groupes de maraudeurs, mais en aucun cas de protéger les habitants contre de fortes troupes armées.

Puis viennent les guerres de religion. Etréchy voit son terroir de nouveau saccagé par le passage des troupes huguenotes et catholiques. Derrière ces soldats et selon un chroniqueur de l'époque « ... ne demeurent aucun arbre fruitier debout, ni maison couverte...et la dissentrie de boyaux peuple bien vite nos modestes cimetières ». La fin des guerres de religion marque une courte période de répit, bientôt troublée par la guerre civile issue de la Fronde des Princes. De nouveau, la vallée est parcourue en long et en large par les armées ennemies. De mai à Juin 1652, les troupes royales du Maréchal de Turenne assiègent Etampes et campent à Etréchy. Les conséquences sont effroyables pour la ville au point que des familles entières disparaissent de mort violente ou de maladie et que plus de la moitié des granges et des maisons sont détruites et/ou incendiées. Saint-Vincent de Paul écrit d'ailleurs à ce sujet « ...Le village d'Estréchy...est rempli de mourants et de morts. Nos missionnaires ont donné la sépulture à ceux qui étaient exposés à la pâture des bêtes...ils ont établi une marmite pour les malades dont le nombre est très grand... ». Les conséquences sont telles pour la commune que le jeune Louis XIV décidera d'exempter la ville du paiement de l'impôt pour une durée de quinze années. Ces « malheurs de la guerre » dont eu à souffrir la ville au cours de ces années sombres sont essentiellement dus à sa position stratégique sur l'axe Paris-Orléans, position qui, bien qu'intéressante sur le plan économique, l'est malheureusement aussi sur le plan militaire. Cette situation a aussi eu pour conséquence plusieurs séjours de rois de France : Charles V en 1377, Charles VII en 1436, Louis XI en 1461 et sans doute le jeune Louis XIV le 30 mai 1652. A noter que de 1550 à 1750, Etréchy portera le nom de Estrechy-le-Larron. Il faut dire que toutes les régions boisées ou les routes étaient quelque peu accidentées étaient souvent écumées, sous l'ancien régime, par de petits groupes de brigands qui y détroussaient les voyageurs. Cette situation semble prendre fin en 1765 avec l'installation au cœur de la ville d'une escouade de la Gendarmerie Royale.

A la veille de la révolution, Etréchy compte un peu plus de 700 habitants et appartient en majeure partie au Marquis de Talaru, comte de Chamarande. En 1791, la commune, est désormais dirigée par un maire et un conseil municipal ; elle traversera cette période agitée sans trop de problèmes sinon ceux posés par les réquisitions de vivres et de chevaux nécessaires au ravitaillement des troupes de la jeune république combattant aux frontières. En un mot et durant la Révolution, les édiles et les habitants, se préoccupèrent plus des problèmes locaux et de la gestion du quotidien que des grandes questions idéologiques et nationales. Il en fût sans doute de même sous l'Empire et la Restauration bien que nous ne disposions que de très peu d'informations sur cette période.

Pendant tout le XVIIIe siècle et jusque dans les années 1845, Etréchy reste donc un village essentiellement rural comptant à peu près 45% de vignerons, 25% d'agriculteurs et d'éleveurs, 15% de carriers (travaillant dans les carrières de grès de la Butte-Saint-Martin) et 15% d'artisans et commerçants.

L'arrivée du train à partir des années 1850 (qui met désormais Etréchy à 1h40 de Paris !) va progressivement changer l'économie du village. De nombreux parisiens, soucieux de se mettre « au vert » construisent des résidences secondaires ou viennent prendre leur retraite sur la commune. Cette nouvelle population (on passe de 1100 habitants en 1840 à 1800 en 1870) va entrainer le développement du commerce et de l'artisanat local. Cependant, Etréchy verra son vignoble disparaître en 1890 sous les coups du phylloxéra et de nombreux vignerons devront se reconvertir, souvent non sans difficultés. Ce développement du transport ferroviaire puis, plus tard, celui de l'automobile va favoriser le transport de proximité et à partir des années 1900, près de 10% des habitants d'Etréchy travaillent à Etampes et même à Paris. Etréchy fait désormais partie de la grande banlieue parisienne. Ce développement de la commune va s'accélérer à partir du milieu des années 1960 avec la création de nombreux lotissements. La population passera ainsi progressivement de 2800 habitants en 1968 à 5200 en 1975, pour atteindre plus de 6200 en 2009. Cette faible progression, notable à partir de 1996, est due essentiellement à une volonté de la municipalité de maîtriser le développement urbain pour éviter toute dérive environnementale.

Aujourd'hui, Etréchy, chef lieu de Canton, siège de l'intercommunalité « Entre Juine et Renarde » est devenu un centre artisanal et commercial important doté d'équipements scolaires, sportifs et culturels de premier ordre et d'une vie associative dynamique. « Petite ville à la campagne », comme elle aime à se définir elle-même, puisqu'elle offre à la fois de nombreux services aux usagers et un environnement naturel de haute qualité, Etréchy, riche d'une longue histoire, s'inscrit résolument vers l'avenir tout en veillant au respect de ses traditions locales et à celui de son environnement architectural et paysager.

Michel Petit, Conservateur en chef du patrimoine

  Les armoiries d'Etréchy

Apparues tardivement c'est à dire à la fin des années 1950, puis confirmées en 2004, les armoiries d'Etréchy figurent sur un écu surmonté d'une couronne « murale ». Cette couronne indique que la ville avait obtenue du pouvoir royal l'autorisation de se clore de murs.
L'écu proprement dit montre une bande horizontale inférieure de couleur blanche sur fond bleu symbolisant la route royale de Paris à Orléans qui traversait la ville.
La croix de Malte sur fond rouge représente les possessions de cet ordre sur le territoire de la paroisse ; enfin l'aigle couronné accompagné d'anneaux d'or sont les armes de la famille Pavyot qui posséda aux XVe et XVIe siècles la Seigneurie du Roussay (aujourd'hui une simple ferme).

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